English text below
Peindre répond à un besoin viscéral. C'est une contrainte agréable. Heureux sont "les esclaves" de toute
forme de création. Lorsqu'une toile se termine, se mêlent toutes sortes de sentiments. Je me remémore les
désillusions, les chances et réussites souvent dues au hasard. Je peinds pour l'acte de créer. La toile finie n'est
pas une délivrance : je ressens un vide qu'il faut combler. C'est signe d'un nécessaire recommencement; d'une
autre toile à venir : créer est un acte jubilatoire toujours différent. Chaque toile a une histoire car les étapes
qui ont jalonné son élaboration lui sont propres. Je me souviens de toutes ces histoires. Je ne suis pas
spectateur de mes toiles finies pour ce qu'elles sont mais pour ce qu'elles ont été.

La peinture abstraite ne se soumet pas aux règles. C'est un espace de liberté infinie propice aux
évènements que l'on ne maîtrise pas. Le peintre est spectateur de ces hasards heureux ou non. L'interêt réside
alors à tirer parti du fortuit.
Le spectateur éprouvera un sentiment immédiat devant mes toiles. Il n'a pas connaissance de leurs
"histoires". Si la toile qui lui est proposée fait naître en lui des émotions, j'aurai en quelque sorte accompli mon
travail.
Avril 2007
Please excuse my English
To paint meets a visceral need. It is a pleasant constraint. Happy are "the slaves" of any form of creation. When a painting finishes, all kinds of feelings mix. I remind myself disillusions, the chances and successes often due randomly. I like painting for the act to create. The finished work is not a delivery: I feel empty which should be filled. It is sign of a necessary restarting; of another painting to come :
to create is an always different act jubilatoire. Each fabric has a history because the stages
who marked out his development are clean for him. I remember all these stories. I am not
spectator of my fabrics finished for what they are but for what they were.
Abstract painting is not subjected to the rules. It is a space of freedom infinite favourable with the events that one does not control. The painter is spectator of these strokes of luck or not. The interest resides
then to benefit from the fortuitous one.
The spectator will test an immediate feeling in front of my fabrics. He is not informed of their "stories". If the fabric which to him is proposed gives birth to in him from the emotions, I will have to some extent achieved my work
Analyse artrinet de mon travail